Description du sujet. Depuis des dernières années, la lisière des bas-fonds de la Réserve de Biosphère de Ziama
(située au Sud-Est de la Guinée) est successivement victime des activités anthropiques mettant en péril les
ressources forestières de cette réserve.
Objectif. La présente étude vise à identifier les types de dégradations anthropiques autour des bas-fonds
exploités par les riverains de la RBZ.
Méthodes. Pour atteindre cet objectif, un échantillonnage aléatoire de 10 % des bas-fonds exploités dans chaque
village a été réalisé. Autour de chaque bas-fond choisi, la méthode de transect linéaire de 1 km de long a été
utilisée suivant les points cardinaux afin d’identifier les différents types de dégradations.
Résultat. Les résultats révèlent 9 types d’activités responsable de la dégradation : les cultures de rentes, les
cultures potagères, les hangars, les pièges, les passages de feux, les focus de balles de chasse, les nouveaux
champs de culture, les champs de riz de coteaux et les barrages de pêche. Parmi ces activités, les pièges, les
cultures de rentes sont respectivement (84,59 % ; 17,19 %) dominants sur la lisière des bas-fonds explorés dans
les 14 villages étudiés (Kassanka, Baloma, Zoboroma, Avilissou, Sedimai, Dopamai, Sibata 2, Irié, Oyaféro,
Tilibaye, Noborotono, Malwoïta, Bôo et Baïmani).
Conclusion. L’étude a montré que, les activités anthropiques affectent négativement l’intégrité écologique de la
RBZ. Aussi, la promotion d’un outil innovant de gestion participative serait une mesure d’atténuation pour la
protection de ce patrimoine écologique.