Description du sujet. Dans un contexte de changement climatique et d’insécurité alimentaire, plusieurs
recherches ont été entreprises dans le secteur agricole au Sénégal dans le but d’améliorer les rendements des
cultures. Toutefois, le secteur agricole est confronté à beaucoup de contraintes qui freine son développement.
Objectif. Cet article vise à analyser la dynamique de l’agriculture au Sénégal à travers la répartition
géographique des études scientifiques, l’identification des cultures dominantes et l’évaluation des pratiques de
fertilisation.
Méthodes. L’étude s’est faite à l’aide d’une revue bibliographique systématique suivant le diagramme de flux de
PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic reviews and Meta-Analyses) sur l’agriculture au Sénégal de
1988 à 2023.
Résultats. Les résultats montrent une concentration marquée des recherches dans le bassin arachidier,
notamment dans les régions de Thiès (15,69 %), Kaolack (10,29 %), Diourbel (9,80 %) et Fatick (9,80 %), en
raison de leur poids agricole et de la présence d’infrastructures de recherche. À l’inverse, des régions comme
Tambacounda, Matam, Kaffrine, Sédhiou et Kédougou (avec moins de 4 %) restent sous-représentées malgré des
enjeux agroécologiques importants. Concernant les cultures, le mil « Pennisetum glaucum (L.) R. Br. » (28,16
%) apparaît comme la céréale la plus étudiée, suivi du riz « Oryza sp » (17,24 %) et du maïs « Zea mays L. »
(10,34 %), tandis que l’arachide « Arachis hypogaea L. » est la culture de rente la plus étudiée au Sénégal soit
15,52 % des études, ce qui reflète leur importance économique et alimentaire. En matière de fertilisation, la
combinaison d’engrais organiques et minéraux est la plus fréquemment utilisée (57,10 %), car elle offre un bon
compromis entre durabilité et efficacité agronomique.
Conclusion. Ces résultats soulignent la nécessité d’orienter davantage les futures recherches vers les zones et
cultures moins explorées, et d’encourager des pratiques agricoles durables adaptées aux spécificités régionales.