ISSN : 2708-7743 (print), eISSN : 2708-5422
|
|
Solutions alternatives par la production fourragère pour minimiser la dégradation accélérée des ressources pastorales du Burkina FasoRESUMEDescription du sujet. Bien que plusieurs espèces fourragères aient été évaluées pour leur adaptabilité et leur rendement au Burkina Faso, peu d’études ont porté sur leur aptitude à l’ensilage, pourtant la conservation demeure un défi majeur pour les producteurs. Objectifs. L’étude a pour objectif (i) d’identifier dans la littérature quatre (4) graminées fourragères adaptées à l’Ouest, (ii) évaluer leur production en biomasse et leur aptitude à l’ensilage et (iii) évaluer leurs valeurs bromatologiques avant et après ensilage. Méthodes. Les espèces testées étaient Zea mays Linnaeus, variété Espoir, Sorghum bicolor (L.) Moench variété Grinkan, Panicum maximum Jacq. cv. C1 et Brachiaria ruziziensis Germain et Evrard. L’expérimentation a été conduite en blocs complètement randomisés avec trois types de fertilisation (fumure minérale, fumure organique et témoin sans fertilisation), totalisant 24 parcelles élémentaires de 70 m² et les analyses statistiques ont été faites avec le logiciel XLSTAT version 2016. Résultats. Les rendements biomasse ont varié selon les espèces et les traitements, avec des valeurs maximales observées pour Sorghum bicolor (14 242,39 ± 933,32 kg/ha) et Zea mays (12 632,85 ± 821,33 kg/ha) sous fumure minérale. Les analyses bromatologiques n’ont révélé aucune différence significative entre les types de fertilisation ni entre les fourrages verts et les ensilages produits (P > 0,05). Conclusion. La fertilisation influence significativement la biomasse et les quatre (4) espèces s’adaptent bien à la technique d’ensilage en fûts plastiques sans altération de la qualité nutritionnelle, validant ainsi l’hypothèse de l’étude. Ismael Bamouni, Sissao Mariétou, Millogo Vinsoun, Michel Kéré |
|